Fibromyalgie : j’ai mal partout, depuis toujours…

Près de 3% de la population française souffrent de fibromyalgie. Ces personnes présentent une anomalie de la sensibilité à la douleur. Toutefois, à côté de ce processus central, il existerait également un lien entre cette maladie et les troubles anxieux et dépressifs.

 

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une maladie fréquente qui touche davantage les femmes. L’origine de cette maladie reste inconnue. Des facteurs génétiques sont probablement en cause, car la prédisposition familiale est très nette : le risque de développer la maladie est multiplié par huit lorsqu’un parent du premier degré est atteint. Ce syndrome douloureux chronique a la particularité de s’exprimer conjointement avec d’autres symptômes, douloureux eux aussi, comme des troubles fonctionnels intestinaux, des céphalées chroniques, un syndrome de fatigue chronique ou encore des troubles dépressifs. Ces multiples points douloureux constituent un élément important du diagnostic.

Médecine générale ou psychiatrie ?

Les fibromyalgiques présentent une hypersensibilité à la douleur. Toutefois, il existerait également un lien entre les troubles anxieux et dépressifs, et la fibromyalgie. En effet, les patients souffrant de fibromyalgie ont davantage d’antécédents familiaux et personnels de troubles dépressifs et anxieux, que les sujets ayant d’autres maladies douloureuses chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde. Par exemple, 14% des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde présentent des troubles dépressifs, contre 70% des fribromyalgiques et 12% des troubles anxieux, contre 47% des patients fribromyalgiques.De plus, l’existence de troubles psychiatriques aggrave la sévérité de la fibromyalgie. Si les antalgiques soulagent la douleur, certains antidépresseurs sont couramment prescrits lors de cette affection et améliorent la qualité de vie.

Une prise en charge multifactorielle

La prise en charge de cette maladie doit néanmoins être à la fois pharmacologique, psychologique et physique. Les thérapies cognitivo-comportementales permettent aux patients d’apprendre à intégrer la douleur et à y faire face. La kinésithérapie favorise l’autonomie. La relaxation et les exercices en aérobie et encadrés sont également bénéfiques. Une meilleure compréhension des mécanismes de modulation de la douleur et des liens entre ce syndrome et d’autres affections, devrait permettre à l’avenir de développer de nouveaux axes thérapeutiques.

 

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