La fibromyalgie: La maladie de la douleur

N’être que douleurs et fatigue, tel est le quotidien des personnes atteintes de fibromyalgie, une maladie qui toucherait plus de 3 % de la population, majoritairement des femmes. Pourtant aucun traitement n’existe, et le diagnostic reste très difficile à poser. A l’occasion ce lundi de la Journée mondiale de la douleur, 20 Minutes fait le point sur la fibromyalgie.

La douleur au quotidien

La fibromyalgie est « un mécanisme d’irritation et d’hypersensibilité des terminaisons nerveuses », explique le Dr Lhuillery, médecin spécialiste de la douleur. Aucun traitement n’existe pour cette maladie, mais « on peut aujourd’hui prescrire des antidépresseurs à visée antalgique, qui agissent sur les douleurs neuropathiques », précise-t-elle.

« Cette maladie entraîne des troubles cognitifs et provoque des douleurs diffuses, qui se déplacent dans le corps et peuvent varier en intensité, jusqu’à avoir l’impression de recevoir des coups de couteau », décrit Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France. Ses premières douleurs remontent à l’adolescence, mais elle n’a été diagnostiquée qu’à l’âge de 46 ans.

Aucun test ne permet de détecter la fibromyalgie, que nombre de médecins se refusent toujours à reconnaître aujourd’hui. A la douleur physique s’ajoute alors la détresse morale. « On ne peut penser à rien d’autre que la douleur. On essaie de faire bonne figure alors qu’on est à bout, épuisé. Il m’arrivait de fermer la porte de mon bureau à clé pour m’allonger par terre, se souvient Carole Robert. Face à cette maladie invisible, les gens finissent par se demander si on ne fait pas semblant. »

Des méthodes alternatives pour se soulager

Si les traitements médicamenteux ne sont pas toujours très efficaces pour soulagerles patients fibromyalgiques, des méthodes alternatives permettent d’améliorer leur qualité de vie. « Il faut bouger, pour relancer le corps et favoriser le renforcement musculaire », prescrit le Dr Lhuillery. « Une fois par an, je fais une cure dans un centre de réadaptation fonctionnel à l’effort. J’y retrouve de la souplesse musculaire et ça me redonne confiance », confirme la présidente de l’association. Chaque patient doit trouver l’activité qui lui convient et aller à son rythme, sous peine de s’épuiser. « Les activités aquatiques sont très recommandées, elles sont plus douces pour le corps », indique l’algologue. « La balnéothérapie est une grande source de bien-être », abonde Carole Robert.

Et pour se réapproprier son corps, la spécialiste de la douleur préconise aussi d’agir sur l’esprit, afin de « stimuler les voies de contrôle de la douleur ». Autohypnose, relaxation, yoga ou encore réflexologie sont autant de méthodes permettant de « maîtriser son stress, qui favorise l’emballement de la douleur ». « L’autohypnose m’aidait à “rassembler mes morceaux” », se souvient Carole Robert. « Aujourd’hui, je fais toujours de la relaxation chez moi, la musicothérapie réveille la mémoire du corps et me fait du bien, explique-t-elle. C’est primordial de rester positif ».

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